Ballet Inde-Europe unissant création
chorégraphique et création cinématographique.
Les sculptures qui ornent
les façades et les murs des temples montrent le monde
des divinités, de la femme, de l'humanité. Elles
apparaissent à l'écran, filmées par Erich
Hörtnagl, cinéaste suédois,
dans les calanques de Saména et la Campagne Pastré
à Marseille donnant à l'espace scénique
les dimensions du temple où évoluent les danseurs.
Ainsi le réel et l'idéal sont-ils reliés...
représentés par l'intéraction sur écran
/scène.
Ce ballet est inspiré des "traités de l'amour"
écrit par Vatsyayana au IV siècle de notre ère
(textes traduit par Alain Daniélou) et des statues érotiques
de Khajuraho et de Konarak.
La présence
sur scène du couple chorégraphe en danse indienne
et contemporaine ainsi que celle à l'écran de
danseurs occidentaux rendent le public témoin d'une
alliance de techniques, d'un mariage de styles... Une authentique
rencontre de deux cultures à travers l'identité
de chacun.
Les styles de danse Moderne et Bharata-natyam, les musiques enregistrées,
les projections ouvrant l'espace scénique sur un passé
éternel, tout cela devient une invitation à un élan
amoureux dont l'épanouissement serait une sexualité
élevant l'âme vers le divin.
Les gestes érotiques
ne sont que l'aboutissement de tout un climat, d'une véritable
parade amoureuse où les yeux, les mains, les parfums,
les couleurs, les poèmes, les musiques expriment toutes
les nuances des sentiments, toutes les tonalités du
désir et les subtiles variantes de l'approche amoureuse.
Kama-sutra n'est ni une oeuvre dite à caractère
pornographique, ni une oeuvre littéraire. Si cette pièce
chorégraphique nous montre que l'amour est un art, alors
on peut s'appliquer à étudier l'amour comme s'étudiait
à l'époque relatée dans les traités
de Vatsyayana, le IV siècle avant notre ère, la
musique, la danse, la peinture, la vie...
Ce spectacle a été subventionné par le
Conseil Général des Bouches du Rhône et la
ville de Marseille.