"Ce que la danse montre par un effet bien visuel appartient
au monde de la poésie. Une pièce de danse ou de
théâtre n'est que de la poésie à contempler".
Cette poésie
est conçue comme une représentation raffinée
d'une émotion. Les gestes des mains, mudras ou hastas,
codifiés et stylisés, décrivent les détails
d'une situation ainsi que les mouvements du visage et les
différentes sortes de regard.
Ainsi, le danseur doit-il dévellopper ses facultés
de "visualisation concentrée" qui donne le
pouvoir aux yeux et au visage de transmettre toute la dimension
poétique souhaitée.
Avec les padams, poèmes dansés, nous rentrons de
plein pieds dans les grands thèmes de la mythologie hindoue
: le culte de Shiva, le plus répandu dans le sud de l'Inde
avec ses sentiments d'adoration brillants, d'héroïsme,
de colère ou de merveilleux et celui de Krishna, l'Amant
Divin, dont l'allégorie la plus répandue est l'abandon
total extatique dans l'amour érotique.
Les éléments
de la technique du Bhara Natyam ou Laya, s'appuient sur les
différentes composantes de la musique carnatique, musique
de l'Inde du Sud, traduisant d'une façon visible les
espressions musicales du raga ou mode mélodique, les
ornements et les variations des gamaka ou phrases rythmiques,
exprimant tantôt la puissance et la noblesse dans le
style Tandava, tantôt la féminité et la
beauté dans le style Lasya.
En Inde, il n'y a pas de rupture entre le sacré et le
profane.
La célébration de la beauté et l'hommage
à la joie trouvent leur expression à travers la
danse mais aussi dans la vie quotidienne, dans l'esthétique
de l'habillement, la décoration de la maison ou la présentation
des mets.
Toute personne cultivées est une Rasika, c'est à
dire connaisseuse en art de vivre.
La danse est
très étroitement liée a la sculpture.
Les 108 Karanas ou poses de danse sont sculptés à
l'entrée du temple de Chidambaram, constituant un impressionnant
livre d'images de pierre, donnant ainsi une note d'éternité
à cet art déjà plusieurs fois millénaire...
Pour présenter
un récital de Bharatanatyam dans sa forme traditionnelle,
chant musique et danse :
Dans le temple de Kapaleeswara,
festival de Madras. "Danses au Crépuscule",
Saint Martin de Crau, festival organisé
par Le Conseil Général des Bouches du Rhône. "Musiques sacrées du monde",
à l'abbaye de Saint Pons,
festival organisé par le Conseil Général
des Bouches du Rhône. Au Kalyana Mandapam de Madras dans
le cadre d'un matiage Brahmine. A Kumbakonam et Tanjore, villes
célèbres pour leurs temples, sous l'égide
du "Department Art and Culture" du Tamil Nadu...
En partenariat avec le Conseil Général
des Bouches du Rhône, Natyalaya s'est produit le 20 juin
2000 au Théâtre Toursky à Marseille, le 22
juin 2000 au Théâtre Ste Marie d'en Bas à
Grenoble dans un récital traditionnel et le 25 juin 2000
dans la forêt de Saint Pons pour une Promenade ésotérique,
Rituel Védique.